



Situé sur un éperon rocheux entre les vallées de l’Ante
et du Marescot, autrefois entouré de marécages, le château
Guillaume-le-Conquérant de Falaise implanté dans des conditions
naturelles de défenses idéales, domine la ville.
Témoin de la puissance des ducs-rois anglo-normands, cette place forte,
édifiée dans son ensemble au XIIe et XIIIe siècles
s’inscrit dans la lignée des châteaux construits par Guillaume
le Conquérant et ses successeurs après la conquête de 1066.
Ces donjons-palais sont les rares exemples d’architecture médiévale
à associer les fonctions militaires et résidentielles.
Peu modifié pendant les siècles qui suivent sa construction, le
château devenu indéfendable est laissé à l’abandon
à partir du XVIIe siècle. Menacé de destruction,
en état de ruines, c’est à partir de 1840, avec le classement
de l’édifice aux Monuments Historiques, que les projets de conservation
et de préservation apparaissent. D’ambitieuses campagnes de restauration
voient le jour et c’est en 1997, après de longues années
de réhabilitation, que les donjons ouvrent leurs portes au public.
Magnifiquement restauré, ce lieu incontournable de l’histoire de
France et d’Europe s’impose aujourd’hui comme un élément
majeur du paysage touristique régional. Il s’inscrit, avec les
monuments de Caen et Bayeux dans l’Espace Guillaume le Conquérant.

- Nouveauté 2008 : "Le Jardin Clos", accessible librement dans l'enceinte du château, rappelle la présence et l'importance du jardin au Moyen Âge. Il se décline sur quatre thèmes : plantes médicinales, alimentaires, décoratives et utilitaires.
- 2006 : Une chapelle végétale au Château :
Édifiée au 12e siècle, la chapelle Saint -Nicolas
est, au Moyen Age, un point central de l'activité de la basse-cour
du château.
A cette époque, l'enceinte castrale est occupée par nombre de
bâtiments, en bois ou en pierres : ce sont des habitations, des ateliers,
des réserves, utilisés par ceux qui servent le duc.
Le château fonctionne comme un petit village, avec sa petite église
paroissiale. C'est le lieu où l'on célèbre les messes
quotidiennes, les mariages, les baptêmes et les offices funèbres.
En 1772 l'état de délabrement de l'édifice amène Louis XVI à autoriser la destruction de sa nef. La chapelle se réduit donc au chœur.
L'ancien lieu de culte disparaît totalement sous les bombardements. Il n'en reste que les fondations.
Avec l'installation végétale qui a été créée, le chœur de la chapelle Saint Nicolas retrouve aujourd'hui sa place dans la basse-cour du château. L'édifice, de style roman, est évoqué sur son emplacement et aux mêmes dimensions - 12 mètres sur 8-, par une haie plantée en osier vif. La souplesse de ce végétal permet de retrouver, dans ses grandes lignes, les volumes disparus. Une fois passées les arcades d'entrée, les bancs d'herbes en noisetier tressé, l'autel planté de fleurs bouquetières, invitent le visiteur à se reposer et à en apprécier le décor floral.
Les acanthes, les ancolies et les iris, les pivoines, les passeroses et les clématites prennent alors tous leur sens et rappellent entre autres plantes les décors présents dans la sculpture ou dans l'enluminure médiévale.
Les jardins sont en visite libre.